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    PARIS, LE 30 JANVIER 2019

    FLAVIE

    Nous avons retrouvé Flavie à l’Hôtel Amour durant ses quelques jours parisiens. Notre rencontre a duré presque 3 heures autour d’un petit-déjeuner + d’une belle conversation.

    Flavie est wedding-planner, elle rêverait d’organiser le mariage de ses parents «on est tous musiciens dans la famille, j’imagine vraiment la cérémonie laïque avec toute la famille, on jouerait tous de la musique dans l’allée, ça serait génial.»

    « L’infini était sa mesure, l’absolu son oxygène » Alexandre Jardin

    Flavie Lebon-Mialdea, fondatrice de sa marque Enéane


    Mais qui es-tu Flavie ? «C’est difficile… Le fait d’avoir du mal à en parler montre que je n’aime pas trop qu’on parle de moi. C’est aussi pour ça que mon nom de marque n’est pas mon prénom. J’avais besoin d’autre chose, d’extérioriser plein de choses. Je suis artiste à la base donc l’artiste c’est Flavie et Eneane c’est ma boite». Flavie est photographe d’après ses études, elle a étudié les arts plastiques et fréquente le monde de l’art depuis. «Je n’aime pas trop qu’on me fasse des compliments, je sais jamais où me mettre. J’aime la nouveauté, le différent et surtout l’humain». Flavie aime être entourée de personnes en qui elle a confiance, elle développe de belles relations avec ses mariés «J’ai rencontré des mariés en octobre pour un mariage fin décembre, en deux mois on a eu le temps de beaucoup s’attacher». Parce que c’est aussi ça être wedding-planner; «je suis beaucoup dans la sensibilité, j’aime les gens qui ont des émotions à partager».

    Flavie fait travailler ses mariés, elle considère qu’ils forment une équipe «je leur donne une fiche avec des missions, c’est un travail d’équipe. C’est important qu’ils soient impliqués et l’aventure leur plaît».

    CRÉDIT PHOTO: MOONRISE PHOTOGRAPHY


    Pour Flavie, le choix d’un(e) wedding-planner se fait en plusieurs étapes: «La première approche est technique, on ne sait pas comment faire donc on fait appel à un(e) wedding-planner. Il faut choisir quelqu’un qui va savoir nous emmener là où on veut même si c’est flou». C’est après que le lien se crée. Il faut d’abord aller voir plusieurs professionnels avant de choisir celui qu’il vous faut. Il ne faut pas hésiter à prendre le temps de rencontrer ces personnes qui vous accompagneront durant toute la préparation de cette journée si importante. «Je vois le mariage comme un moment à créer donc il faut que l’alchimie prenne. Pour moi ça nécessite de savoir comment les personnes sont, à aller chez eux pour voir un peu comment ils vivent, ça donne beaucoup d’informations. Par rapport à ça on va ensuite chercher les gens qui correspondent à cet univers et rendre le moment magique. C’est vraiment une histoire de sensibilité». Flavie s’implique dans la relation avec les futurs mariés, «je gère ça comme si je gérais un projet artistique donc du coup j’ai vraiment besoin de ma sensibilité parce que c’est ce qui me fait être créative».

    CRÉDIT PHOTO: FLAVIE LEBON-MIALDEA


    Comment Flavie en est arrivée à être wedding-planner…Petit à petit. D’abord on lui demande de photographier un mariage. Puis, via ses études d’art, elle étudie le graphisme alors hop ses amis lui proposent de s’occuper des faire-parts et surtout, sa maman est fleuriste. Elle a donc baigné là dedans, sans s’en rendre compte et petit à petit la vie l’a amené vers ce métier là. «J’ai du commencer à suivre des photographes de mariage et j’ai vraiment aimé les images qu’il y avait. Je ne sais pas trop à quel moment ça a basculé mais je me suis dit que j’avais envie de créer des univers pour que quelqu’un les prenne en photo». Elle est ensuite prise en stage dans une agence et fini par organiser certains mariages toute seule. C’est le début de l’aventure. «Pour construire ce projet il faut être singulier».

    CRÉDIT PHOTO: PIERRE GOBLED


    Pour l’organisation d’un mariage chez Enéane «la première chose est de connaître les gens, savoir ce qu’ils font, ce qu’ils aiment, comment ils aiment recevoir chez eux. Ça en dit beaucoup sur comment ils vont recevoir leurs invités puisque le mariage est une façon de recevoir». Ce sont, pour Flavie, les premières clés pour organiser un mariage qui ressemble aux mariés. Saisir l’essence de qui ils sont pour ensuite aborder le côté logistique.

    CRÉDIT PHOTO: FLAVIE LEBON-MIALDEA


    Pourquoi Enéane ? «Je ne voulais pas quelque chose de très connoté, je voulais un nom de marque pour que si un jour mon projet évolue, je puisse toujours évoluer avec ce mot là. Donc il y a un chiffre que j’aime bien qui est le 9 et qui se dit “enea” en grec ancien et j’ai inventé la fin». Enéane sonne doux, moelleux, réconfortant. C’est un peu Flavie quoi. 

    Son modjo ? «L’infini était sa mesure, l’absolu son oxygène» d’Alexandre Jardin. «J’aime bien cette phrase parce que je dis tout le temps aux mariés que la seule limite qu’ils ont c’est leur imagination et la mienne donc en gros il n’y a pas de limite».

    CRÉDIT PHOTO: FLAVIE LEBON-MIALDEA


    Nous aimons parler de notre enfance aussi, Flavie nous parle d’un souvenir
    « Ça se passe entre Saint-pair-sur-mer, Granville, et Chausey où je viens chaque été depuis toujours. Ce sont ces souvenirs de soleil, de mer, de promenades en bateaux, de belles folies entre cousins, des crêpes de ma tante, du poisson pêché par mon père que je ne veux pas manger et de mes anniversaires (être née un 29 Juillet ça aide à souffler ses bougies en vacances !). C’est avoir peur de l’eau et finalement y faire mes premiers plongeons quelques été après, c’est fêter ses 10 ans et ses 20 ans 10 mois de juillet plus tard, c’est ne pas savoir faire du vélo, et passer ses après-midi sur deux roues. Bref c’est se voir grandir. Tous les ans j’y retourne, je prends un an, et je me souviens, et je prends conscience des étapes franchies. Un lieu synonyme de famille, de vacances, de tendresse…»


    Merci Flavie pour ce moment plein de douceur.

    ALISON + SARAH
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