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    PARIS, LE 6 MARS 2019

    GILLES

    Il y a quelques semaines nous nous sommes rendues dans le 17ème arrondissement de Paris à la rencontre du tout premier homme interviewé sur What the Wedding: Gilles Zimmer ! (nous ne faisons jamais les choses à moitié). Gilles nous a reçu dans son showroom-atelier sobrement décoré avec son grand sourire + sa personnalité chaleureuse.

    Gilles rêverait d’habiller Romy Schneider, avec une robe personnelle «dans laquelle sa personnalité transparaît, une robe qui la représente et qui permet de la reconnaître».

    «Tout est inspirant»

    Gilles Zimmer, fondateur de sa marque Gilles Zimmer


    Qui es-tu ? Éclats de rire. Notre question à problème. «Je suis créateur de robes de mariée sur-mesure, à l’écoute de mes clientes. Je suis quelqu’un d’assez esthète, j’aime les belles choses, les belles matières, les oeuvres d’art. Je pense être quelqu’un d’abordable et facile d’accès.»


    Gilles a travaillé quelques années à Buenos Aires dans la mode, il se rend compte qu’il a envie de faire du sur-mesure, c’est comme ça qu’il lance sa propre maison après avoir créé des robes de mariée pour les femmes de sa famille. Il rentre alors à Paris: «j’aurai pu le faire là-bas mais je suis très français dans le fond, j’aime Paris, la campagne et le bord de mer français. Je suis très attaché à mon groupe de copains, ma famille… Finalement je suis bien en France».


    Son parcours dans la mode lui a apporté «un oeil pointu sur le beau, sur le bien fait et surtout un don de l’observation».

    Une question nous est tout de suite venue en tête lorsque nous avons prévu cet entretien avec Gilles. Nous voulions savoir ce que son oeil masculin peut apporter lorsque l’on fait ce métier majoritairement exercé par des femmes. Il nous répond: «Cela apporte une vision plus sincère. L’avis que je porte est sincère, c’est l’oeil de l’amoureux de la mariée. C’est un vrai plus de l’ordre de la sincérité». Cela rassure les futures mariées, aussi. Parce qu’elles viennent souvent entre filles aux essayages alors cet oeil masculin c’est le petit truc en plus de Gilles.

    Au cours de ce moment, une question a surgit. Comme ça. De nulle part. Qu’est ce qui fait qu’après toutes ces années, Gilles Zimmer est toujours là ? «Déjà c’est un goût et un besoin que j’ai de faire ça. La création c’est ma vie donc il faut tout faire pour être toujours là. Ce n’est pas simple mais je ne me vois pas faire autre chose». Créer est une réelle nécessité.


    Le sur-mesure chez Gilles Zimmer. «Je fais de la création sur-mesure à partir des envies de la mariée». D’abord la mariée regarde un peu ce qu’elle aime et ce qu’elle n’aime pas. Ensuite, elle va dire à Gilles ce qui a retenu plus particulièrement son attention: «cela peut être un détail, un tombé, un tissu, une silhouette…». Gilles fait une proposition de croquis et de tissus, c’est le début de l’aventure. La particularité de Gilles Zimmer est qu’il n’utilise pas de toile. Ce tissu un peu rigide que l’on essaye avant la vraie robe dans le tissu final. Le tout premier essayage est comme une toile mais directement dans le tissu choisi: «pour qu’elle profite déjà de la beauté de ces matières ». Gilles travaille beaucoup les dentelles, les guipures, les organzas, les mousselines, les crêpes… De belles matières qu’il trouve en France, en Belgique, en Italie ou en Espagne: «il faut que cela me plaise, que cela apporte quelque chose à ce que je fais, que cela soit beau et un peu différent».


    Gilles Zimmer n’a pas de collection, il crée des modèles au grès de ses envies, pour montrer son univers de marque. Il s’inspire des tissus et des techniques qui vont permettre de montrer l’étendu de son talent. Il s’inspire de ce qu’il voit dans la rue, sur sa femme… «Tout est inspirant».

    Sa devise: «Ne pas déguiser une mariée ». C’est aussi simple que ça.


    Sa plus grande émotion professionnelle: «L’une de mes premières robes de mariée, lorsque avec peu d’expérience on sort des robes dingues et que tu entends les gens à la sortie de l’église dire: «Tu as vu cette robe c’est une Chanel, c’est sur! Et non, c’était une Gilles Zimmer».


    Nous aimons parler de notre enfance aussi, Gilles nous parle d’un souvenir :

    « Enfant on allait beaucoup en Limousin où mes grands-parents avaient une propriété et avec tous les cousins, cousines on jouait à pleins de jeux et moi j’étais toujours celui qui disait «On va au grenier, on va jouer aux déguisements !» et là j’habillais mes cousines».


    Merci Gilles pour ce moment rempli de bienveillance et de beaux souvenirs.

    ALISON + SARAH

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